La 5G promet des débits ultra-rapides, une faible latence et une meilleure stabilité que la 4G. Pourtant, de nombreux utilisateurs constatent que leur connexion reste lente, instable ou à peine meilleure qu’en 4G. Cette incohérence entre promesse technologique et usage quotidien est source de déception.

Il est pourtant important de comprendre que plusieurs éléments techniques et environnementaux peuvent affecter la vitesse réelle de la 5G. Ces ralentissements ne sont pas toujours dus à l’opérateur, mais à un ensemble de facteurs parfois peu connus.

Couverture 5G partielle ou mal optimisée

Bien que les opérateurs communiquent abondamment sur le déploiement de la 5G, la réalité du terrain est contrastée. Dans de nombreuses zones, la couverture est encore limitée ou dépend de fréquences dites “intermédiaires”, moins rapides que les bandes hautes.

Il faut savoir que la 5G repose sur trois types de fréquences :

  • 700 MHz : portée large, mais débit faible (peu mieux que la 4G)
  • 3,5 GHz : compromis entre portée et vitesse, utilisée dans les grandes villes
  • 26 GHz : très rapide, mais portée très courte (encore peu déployée)

Selon les données publiées par l’Arcep en 2024, plus de 65 % des antennes 5G en France fonctionnent encore en 700 MHz, ce qui explique pourquoi les utilisateurs perçoivent peu de différence avec la 4G. Autrement dit, avoir l’icône “5G” sur l’écran ne garantit pas une vraie vitesse 5G.

Trop d’utilisateurs connectés à la même antenne

Les antennes-relais 5G, comme celles de la 4G, ont une capacité limitée en nombre de connexions simultanées. Dans les zones urbaines très denses, comme les centres commerciaux, les stades ou les gares, l’afflux massif d’utilisateurs peut saturer les antennes.

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Même avec une technologie récente, la bande passante disponible est partagée entre tous les appareils connectés. Résultat : la vitesse diminue fortement aux heures de pointe, en soirée ou durant les événements.

Un test effectué par 01net en 2023 a montré qu’à proximité de la gare Saint-Lazare à Paris, la vitesse de téléchargement en 5G chute de 280 Mbit/s à moins de 50 Mbit/s à partir de 18h, en raison de la saturation du réseau.

Smartphone incompatible ou mal configuré

Tous les téléphones récents ne sont pas capables de tirer pleinement parti de la 5G. Certains modèles n’acceptent que certaines bandes de fréquences, ou ne prennent pas en charge les fonctions avancées comme l’agrégation de porteuses ou le beamforming, qui améliorent la performance.

De plus, il arrive que la 5G soit désactivée dans les réglages réseau du téléphone, soit par l’utilisateur, soit par le fabricant pour économiser la batterie. Il est donc important de vérifier que :

  • Le téléphone est compatible avec la bande 3,5 GHz
  • Le mode 5G est bien activé dans les paramètres
  • Le logiciel est à jour

Selon un rapport de Counterpoint Research, près d’un utilisateur sur quatre possède un smartphone 5G techniquement incompatible avec la majorité des antennes 5G actives dans son pays.

Obstructions physiques et environnement urbain

Les fréquences élevées de la 5G, notamment celles autour de 3,5 GHz et au-delà, pénètrent mal les murs, le béton ou les fenêtres à isolation renforcée. Cela signifie que la qualité de connexion peut chuter fortement à l’intérieur des bâtiments.

Le positionnement de l’antenne par rapport à ton emplacement influence aussi la performance. Si un mur, un arbre, ou un autre bâtiment bloque la ligne directe entre ton téléphone et l’antenne, le signal sera affaibli, même si tu es proche.

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C’est pourquoi tu peux avoir une excellente 5G dehors, mais une connexion médiocre dès que tu entres dans un appartement ou un centre commercial.

Limitation ou bridage par l’opérateur

Certains forfaits affichés comme “5G” n’offrent pas forcément le débit maximum possible. Les opérateurs peuvent appliquer des restrictions commerciales, notamment sur les forfaits d’entrée de gamme.

Par exemple, certains abonnements limitent le débit à 100 ou 200 Mbit/s, même si le réseau peut aller au-delà. Cette technique, connue sous le nom de “débit max théorique plafonné”, permet de segmenter les offres et de réserver les meilleures performances aux forfaits premium.

Il est donc conseillé de bien lire les conditions du forfait : un accès à la 5G ne signifie pas automatiquement un débit sans limite.