Dans un retournement de situation inattendu, la société israélienne NSO Group, à l’origine du logiciel espion Pegasus, voit sa pénalité initialement fixée à des millions de dollars considérablement réduite par une cour d’appel américaine. Ce développement marque un nouveau chapitre dans l’affaire qui a secoué le monde de la cybersécurité et de la protection de la vie privée.
Les 3 infos à ne pas manquer
- NSO Group, développeur de Pegasus, voit sa pénalité revue à 4 millions de dollars, contre les 168 millions initialement prononcés.
- Une injonction interdit désormais à NSO Group de cibler les utilisateurs de WhatsApp.
- L’affaire avait révélé que près de 50 000 personnes à travers le monde pourraient avoir été victimes d’espionnage.
Réduction de l’amende initiale
La cour d’appel de San Francisco a drastiquement réduit l’amende infligée à NSO Group, passant de 168 millions de dollars à 4 millions de dollars. Cette décision représente un soulagement financier majeur pour l’entreprise, dont le chiffre d’affaires annuel s’élève à environ 230 millions de dollars.
Cette révision intervient après un appel de NSO Group, qui a plaidé pour une réduction de la sanction initiale. La magistrate a justifié cette réduction en se basant sur des critères légaux précis, tout en tenant compte des capacités financières de l’entreprise.
Injonction permanente contre NSO Group
Bien que l’amende ait été réduite, la cour a également imposé une injonction permanente à NSO Group. Cette injonction interdit à la société de cibler les utilisateurs de WhatsApp à l’avenir. Cette décision fait suite à une demande de Meta, propriétaire de WhatsApp, qui avait été directement affecté par les activités de surveillance menées par NSO Group.
En 2019, Meta avait révélé que le logiciel Pegasus avait été utilisé pour espionner 1 400 utilisateurs de WhatsApp. Cette révélation avait provoqué une onde de choc, mettant en lumière les risques associés aux logiciels espions.
Contexte historique de l’affaire Pegasus
L’affaire Pegasus a éclaté en juillet 2021, lorsque plusieurs grands journaux ont publié une enquête révélant que le logiciel espion pourrait avoir été utilisé pour surveiller près de 50 000 personnes à travers le monde. Parmi les cibles potentielles figuraient des militants, des journalistes et des opposants politiques.
Depuis ces révélations, NSO Group a été confronté à une surveillance accrue de la part des autorités publiques et des organisations de défense des droits humains. L’entreprise, bien qu’ayant changé de propriétaires et passant sous le contrôle d’investisseurs américains, reste installée en Israël. Le logiciel Pegasus continue d’être au centre de nombreux débats sur l’éthique et la légalité de l’espionnage numérique.
