Héberger son application logicielle dans le cloud est un vrai sujet : si votre SaaS a pour ambition de se développer rapidement, avec beaucoup d’utilisateurs, il faut opter dès le départ sur une infrastructure de stockage cloud adaptée.

Aaron est le fondateur d’un micro SaaS destiné aux commerces de proximité, leur permettant de fidéliser leurs clients grâce à un outil simple et performant. Lancé sur un VPS, son service a rapidement séduit plus de 100 clients, atteignant un MRR de 5 900 € HT. Mais aujourd’hui, il fait face à des ralentissements qui menacent l’expérience utilisateur. Pour assurer la croissance de sa startup, il envisage de migrer vers un serveur dédié infogéré. Voici les critères à prendre en compte.

Processeur et performance

Le processeur de son futur serveur devra supporter une charge croissante. Son application SaaS nécessite une exécution fluide des requêtes, particulièrement lors des pics d’utilisation. Un Intel Xeon Gold 6248R (24 cœurs, 48 threads) ou un AMD EPYC 7313 (16 cœurs, 32 threads) serait adapté pour traiter efficacement les tâches en arrière-plan tout en maintenant une bonne réactivité.

Il peut aussi envisager une architecture évolutive avec plusieurs processeurs, selon l’évolution de sa base d’utilisateurs.

Mémoire vive (RAM)

Le choix de la mémoire vive est capitale. Actuellement, son VPS fonctionne avec 16 Go de RAM, mais les ralentissements indiquent un besoin supérieur. Pour assurer un fonctionnement optimal de son SaaS, il devra viser :

  • 32 Go : pour absorber la charge actuelle avec plus de fluidité.
  • 64 Go : pour anticiper l’évolution du nombre de clients.
  • ECC RAM : pour éviter les erreurs pouvant corrompre les données.
À lire  Devenir spécialiste en cybersécurité : fiche métier, formations & compétences

Stockage et disques durs

Son application SaaS de niche génère de nombreuses transactions et stocke des données clients. Opter pour un stockage performant est essentiel :

  • SSD NVMe : idéal pour réduire la latence et accélérer l’accès aux données.
  • RAID 1 ou 10 : pour garantir la redondance et la sécurité des fichiers.
  • Backups automatisés : pour prévenir toute perte de données en cas d’incident.

Bande passante et connectivité

Son SaaS étant accessible en permanence, une bonne bande passante est primordiale. Il devrait opter pour :

  • 1 Gbps garanti : pour assurer une connexion rapide à tous ses utilisateurs.
  • Une faible latence : en choisissant un datacenter proche de ses clients.
  • Une protection DDoS : pour sécuriser l’accès à son service.

Sécurité et fiabilité

Avec plus de 100 clients stockant des données sur son SaaS, la sécurité est un élément central :

  • Pare-feu avancé : pour bloquer les tentatives d’intrusion.
  • Certificat SSL/TLS : pour sécuriser les échanges de données.
  • Surveillance 24/7 : pour détecter les incidents au plus tôt.

Infogérance et accompagnement

Aaron est un développeur, mais il ne peut pas consacrer tout son temps à la gestion de son infrastructure. Il a deux options :

  • Serveur non infogéré : il gère tout lui-même, mais cela demande du temps.
  • Serveur infogéré : l’hébergeur s’occupe des mises à jour, de la maintenance et de la sécurité.

Opter pour une infogérance lui permettrait de se concentrer sur le développement de nouvelles fonctionnalités.

En migrant vers un serveur dédié adapté, Aaron pourra assurer la croissance de son SaaS tout en garantissant une expérience fluide à ses clients. Un choix stratégique pour accompagner son succès.

À lire  Vibe working dans Excel et Word : la nouvelle ère de l'IA chez Microsoft